5.03.2026

8 sons pour le 8 mars 2026

Actualité

En cette jour­née inter­na­tio­nale de lutte pour les droits des femmes et des mino­ri­tés de genres, nous vous pro­po­sons une sélec­tion de 8 docu­men­taires sonores qui explorent et inter­rogent notre rap­port aux genres, aux âges, aux familles, au tra­vail, à l’art, mais aus­si au chan­ge­ment, à la sexua­li­té, au déra­ci­ne­ment, à la trans­mis­sion. 

Le 8 mars n’est pas une célé­bra­tion. Recon­nue depuis 1977, cette jour­née dénonce toutes les inéga­li­tés sociales et éco­no­miques qui favo­risent un genre au détri­ment d’un autre. Le monde évo­lue et la lutte conti­nue : les inéga­li­tés gran­dissent, les droits des femmes et per­sonnes LGBTQI+ sont atta­qués. 

Ces conte­nus sonores sont à écou­ter sans modé­ra­tion, pour ques­tion­ner nos socié­tés, nos indi­vi­dua­li­tés et nos liens. Pre­nons le temps d’é­cou­ter.

Le 8 mars, mar­chons dans les rues. Le 9 mars, retrou­vons-nous aux des piquets de grève pré­vus. Soyons pour la jus­tice sociale ; contre les vio­lences sexuelles et sexistes ; contre l’im­pé­ria­lisme et le fas­cisme ; en sou­tien aux sec­teurs médi­caux  ; aux femmes sans papiers ; aux résis­tances inter­na­tio­nales ; en sou­tien aux étudiant·es.

Nous vous invi­tons éga­le­ment à écou­ter l’é­mis­sion de FMi­nistes au Boom Café rue Ple­tin­ckx 7 à Bruxelles le 9 mars ou sur les ondes de Radio Panik, Radio Cam­pus et Air Libre. Et nous vous invi­tons aus­si à décou­vrir Appri­voi­ser le flou de Leo Liga­vant, en séance d’écoute à la Mai­son Poème le 25 mars 2026.

 


 

Lance-Pierre est le pod­cast du col­lec­tif Get­ting the Voice Out, qui lutte contre les centres fer­més et les expul­sions, en sou­tien aux pre­mières per­sonnes concer­nées. Comme une pierre lan­cée à la figure des fron­tières, par mil­liers, jusqu’à les bri­ser…

Epi­sode 3 : Femmes en exil et enfer­me­ment : Dans ce troi­sième épi­sode de Lance-Pierre, nous abor­dons la ques­tion des femmes en exil et de l’en­fer­me­ment.

À tra­vers plu­sieurs ren­contres, des témoi­gnages nous sont livrés et dépeignent l’ex­pé­rience de femmes face aux réa­li­tés des poli­tiques migra­toires. Se cacher, craindre l’en­fer­me­ment, y être confron­tées. Résis­ter.

 

Ce docu­men­taire est le récit d’une quête iden­ti­taire infi­nie. Une mise à nu pour ten­ter d’accueillir le mieux pos­sible la parole cou­ra­geuse et géné­reuse de femmes sur leur désir d’enfant, leur adop­tion, leur déra­ci­ne­ment, l’absence de réponses, leur expé­rience du racisme. Il y a envi­ron 4000 per­sonnes adop­tées d’origine coréenne en Bel­gique. Cette créa­tion sonore est le point de vue de l’une d’entre elles.

 

  • Clean my Rights de Lou Lam­paert, Nadia Vos­sen & Juliette Cor­de­mans

Chaque jour, des mil­liers de tra­vailleu­reuses du net­toyage s’activent à récu­rer nos chambres à cou­cher, nos hôpi­taux, nos gares, nos bureaux, nos super­mar­chés…

Dans l’indifférence géné­rale, ces travailleur·ses sont sou­vent exploité·es, et leur tra­vail, pour­tant essen­tiel, déva­lo­ri­sé et invi­si­bi­li­sé. Mal­gré les freins, ces travailleur·ses se liguent et luttent pour leurs droits et leur digni­té. Ce pod­cast vous plonge dans la réa­li­té des travailleur·ses du net­toyage en sous-trai­tance, de leur pré­ca­ri­sa­tion à leur mobi­li­sa­tion.

 

Les per­sonnes sexi­sées sont encore lar­ge­ment mino­ri­taires dans les métiers tech­niques du sec­teur cultu­rel. Ces métiers ont long­temps été occu­pés qua­si exclu­si­ve­ment par des hommes cis­genres et celui de technicien·ne du son n’y échappe pas.

À Bruxelles, l’ASBL Face B a lan­cé le pro­jet Tech­ni­cienne pour sen­si­bi­li­ser aux dif­fi­cul­tés vécues par les femmes et mino­ri­tés de genre dans les métiers tech­niques cultu­rels, et pour outiller les technicien·nes contre les dis­cri­mi­na­tions qu’ielles subissent au quo­ti­dien.

 

Je vou­lais juste que l’on me touche est un docu­men­taire radio­pho­nique por­tant la parole de 8 femmes et per­sonnes non-binaires, de 22 à 82 ans, d’origines socio-cultu­relles variées, tous·tes rési­dant en Bel­gique.

On les entend retra­cer la façon dont le désir et la sexua­li­té se sont construits au cours de leur vie, chacun·e avec des enjeux spé­ci­fiques, et comme cette construc­tion a impac­té leur capa­ci­té à être au fait de leurs sen­sa­tions, et à être en mesure de dire non. Ou pas. Et comme leurs non ont été enten­dus, ou pas.

 

Auto­dé­fense comme désir d’émancipation. Auto­dé­fense comme deve­nir poli­tique d’une mino­ri­té qui n’en est pas une. Auto­dé­fense comme un art de la lutte fémi­niste.

Ini­tié en par­te­na­riat avec nos cou­sines du Fes­ti­val Voix de femmes, un groupe non-mixte s’est consti­tué autour de Sonia Rin­goot et Les­lie Dou­merx pour s’initier à l’écriture radio­pho­nique et explo­rer dif­fé­rentes pro­blé­ma­tiques sen­sibles aux­quelles les femmes sont confron­tées.

 

Por­trait à la pre­mière per­sonne d’un·e artiste de la parole et de la scène et de sa tran­si­tion de genre.

“Camille. Pour racon­ter son his­toire au mieux, mieux vaut s’ex­pri­mer en « Je ». La troi­sième per­sonne pose tou­jours des pro­blèmes d’ac­cords. À force d’é­cri­ture, de per­for­mance, de cos­tume, de maquillage et de jour­nal intime, je cher­chais à défi­nir cette troi­sième per­sonne unique, à deve­nir, en deve­nir. L’i­nac­ces­sible étoile ! Puis j’ai réa­li­sé que le genre de l’ac­cord n’était ni binaire, ni polaire. Les genres, mul­tiples, se bous­culent et nous bous­culent. C’est ce qui m’a per­mis d’a­van­cer, et de fina­le­ment me mettre en « Je », plu­tôt qu’en « il » ou en « elle ».”

 

Ren­contre avec les tra­vailleu­reuses sur le chan­tier ACABIE, créa­tion d’une zone en mixi­té choi­sie au sein de la ZAD d’Ar­lon dans le cadre de l’u­ni­ver­si­té Déter de l’é­té 2020.

Une zone construite par et pour les femmes et les mino­ri­tés de genre.

Une zone dans la zone, immer­sion dans le pays de toutes les femmes au pays des révo­lu­tion­naires.

 

 

Séance d’é­coute – Mer­cre­di 25 mars 2026 

Depuis plu­sieurs années Leo et sa sœur Fan­ny cherchent à com­prendre.
Iels cherchent à remettre l’envers à l’endroit

démê­ler les nœuds
dépous­sié­rer l’arbre généa­lo­gique
défaire les silences
rapié­cer les sou­ve­nirs

Réin­ves­tir les pay­sages de l’enfance de leur mère pour cir­cons­crire le ter­rain miné

iden­ti­fier la bombe
dépas­ser la honte
appri­voi­ser le flou

Ensemble iels partent en Espagne, sur les traces d’un été heu­reux :
celui juste avant que ça ne com­mence

Plus d’info ici.