Mercredi 18.02

Sans faute de Delphine Wil | Écoute à la Maison poème

Séance d'écoute

Mercredi 18.02


Rue d’Écosse 30 - 1060 Bruxelles

Dans ma tête, je me dis : « Il faut qu’on gagne, sinon tu meurs. »

Comme j’ai pas envie de mou­rir, je donne tout.

— Rachel, foot­bal­leuse de l’Union Saint-Gil­loise

 

Sans Faute suit quatre foot­bal­leuses de l’Union Saint-Gil­loise, prises entre l’élan col­lec­tif du ter­rain et les ten­sions qu’impose une com­pé­ti­tion exi­geante. À tra­vers trois années d’enregistrement, le docu­men­taire sonore capte leurs par­cours d’adolescentes ou de jeunes tren­te­naires qui se croisent puis s’éloignent, entre doutes et ambi­tions. Pri­vées du sou­tien réser­vé aux équipes mas­cu­lines, elles doivent pui­ser en elles-mêmes pour conti­nuer à jouer, à gran­dir, à tenir.

Le récit mêle paroles, gestes et souffles, ame­nant l’auditeur⸱rice vers une écoute plus intime où se révèlent les forces des joueuses, leurs fra­gi­li­tés et leur besoin vital d’un col­lec­tif qui les res­source.

 


 

Horaire

18h30 Portes et bar

19h30 Écoute (durée : 47 min) sui­vie d’un échange avec la réa­li­sa­trice (+/- 20 min)

Gra­tuit, réser­ver par ici

 


 

Cré­dits

Avec la par­ti­ci­pa­tion de Ros­sa­na, Rachel, Maëlle, Ariane
et leur équipe de l’Union Saint-Gil­loise
Réa­li­sa­tion, prise de son et pré-mon­tage : Del­phine Wil
Prise de son addi­tion­nelle, mon­tage et mise en onde : Jeanne Debar­sy
Musique ori­gi­nale : Loup Mor­mont
Mixage : Chris­tophe Rault
Pro­duc­tion délé­guée : Eca­te­ri­na Vidick (Babel­fish asbl)
Illus­tra­tion et gra­phisme : Ouri­da Dif

Copro­duc­tion Babel­fish et acsr
Avec le sou­tien du FACR de la Fédé­ra­tion Wal­lo­nie-Bruxelles, l’Aide sélec­tive aux autrices et auteurs de pod­casts et de créa­tions radio­pho­niques du Minis­tère fran­çais de la Culture, la Lote­rie Natio­nale, la Fon­da­tion Trio­dos et Brus­sels Foot­ball

 


 

Delphine Wil

© Eme­ka Oke­reke

Née en Alle­magne, iden­ti­fiée belge et d’o­ri­gine congo­laise, Del­phine Wil joue entre les lignes. For­mée à la pho­to­gra­phie et au jour­na­lisme, elle est fina­le­ment deve­nue réa­li­sa­trice. Ses pro­jets sonores et ciné­ma­to­gra­phiques portent une atten­tion par­ti­cu­lière au récit tout en posant un regard sen­sible.

En 2017, après quatre années de tra­vail sur son his­toire fami­liale et sur l’é­van­gé­li­sa­tion du Congo, Del­phine dévoile « Mémoire de mis­sion­naires », son pre­mier film. Elle plonge ensuite davan­tage dans cette quête per­son­nelle et intime en co-réa­li­sant, avec Jeanne Debar­sy, le trip­tyque sonore « Sous l’eau, les larmes du pois­son ne se voient pas ». Ce pro­jet marque un tour­nant dans son approche : il ouvre les pos­sibles du médium sonore et s’en­quiert du rôle des mino­ri­tés face aux dik­tats de nos socié­tés.

En 2026, elle réa­lise le docu­men­taire sonore « Sans faute », qui ques­tionne la com­pé­ti­ti­vi­té dans notre socié­té à tra­vers les iti­né­raires de foot­bal­leuses d’une même équipe.

Del­phine est aus­si admi­nis­tra­trice de l’A­te­lier de créa­tion sonore et radio­pho­nique, membre du col­lec­tif d’au­teu­rices Babel­fish asbl, de l’As­so­cia­tion des auteu­rices et métiers de la créa­tion radio­pho­nique, et de l’As­so­cia­tion des réa­li­sa­teurs et réa­li­sa­trices de films. Elle est, par ailleurs, céra­miste, médi­tante, foot­bal­leuse et maman.