“Israël est encore là, ils vont faire du Sud une terre brûlée. Ils ne veulent ni personne, ni les herbes, ni les arbres.”
Sous un ciel occupé prend la forme d’un huis clos à ciel ouvert dans un petit village de la plaine de la Bekaa, à l’est du Liban. C’est là que s’est installée Nisrine depuis qu’elle a quitté le sud du pays, une région qui fait l’objet d’intenses frappes israéliennes depuis septembre 2024.
Ce documentaire dresse à la fois le portrait de Nisrine, et celui d’un temps suspendu par la guerre. C’est dans son quotidien que l’on plonge, celui qu’elle partage avec ses amies de passage qu’elle accueille dans son salon pour un repas ou un moment de musique. Chaque moment partagé est un temps pris à un futur incertain. Dans ce présent, le passé est convoqué. Car la violence coloniale exercée contre le Sud-Liban s’inscrit dans une histoire longue.
Tout en musique, Nisrine nous partage des bribes de son histoire. La musique, qui occupe une place importante dans sa vie comme dans le documentaire, n’est pas seulement un passe-temps, mais un acte de résistance qui traverse les générations dans sa famille. C’est ce qui permet de tenir, malgré les cessez-le-feu de papier et les bombardements quotidiens.
Nisrine interrompt cette ritournelle dévastatrice en posant une question, comme une adresse face caméra : « Qui peut dire à Israël d’arrêter ? ». En miroir, la question qui se pose à nous est celle de savoir si nous sommes prêt·es à nommer les faits et les responsabilités qui rendent possible cette situation politiquement, économiquement et moralement insoutenable.
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RéalisationAnaïs Carton
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MontageAnaïs Carton Cabiria Chomel
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Prise de sonAnaïs Carton
Avec Nisrin Debyan, Sanaa Zenji, Maya Aoun et Issam Al Attar
Enregistré au Liban entre 2023 et 2025, avant qu’Israël ne lance une nouvelle opération au Sud Liban. Au cours de celle-ci, la plupart des villages cités dans ce documentaire ont été méthodiquement rasés. En avril 2026, Israël occupe une zone de plus de 600 km² de territoire libanais au nord de la Galilée.
Musique : Issam Al Attar
Mixage : Maxime Thomas
Visuel : Barrack Zaila Rima
Merci à Phonurgia Nova, à Aswat festival et à toute l’équipe de l’acsr.
Merci à Gary Salin, Antoine Richard, Aurélia Balboni, Caroline Berliner, Pierre France, Chedia Leroij, Mathieu Biotteau, Mano Carton et particulièrement à Mohamad Debyan et Nisrin Saeid.
Merci enfin à toutes celles et ceux qui documentent cette occupation prolongée au Liban et les résistances auxquelles elle donne lieu.